Rédigé à 13:47 dans LA GRANDE LIBRAIRIE, François BUSNEL | Lien permanent | Commentaires (0)
GIACOMETTI La main 1947 Homme qui chavire 1950
Ainsi dire tout à la fois
la fragilité
et
la force
Le besoin de briser les entraves
Et
l’appartenance à la terre
Ce qui agresse violente déchire
ce qui abaisse humilie écrase
et une énergie trempée au feu des épreuves
un infissurable noyau
La précarité
le temps qui use dégrade
nous pousse vers la mort
et
cette ardente, cette impérieuse tension
vers l’immuable
l’intemporel.
L’angoisse
l’esseulement
le tragique de la vie
et
la farouche résolution de faire face
de ne pas se laisser vaincre
d’affirmer une dignité.
« J’ai compris d’une nouvelle façon un très vieux phénomène. Comment vous dire ? Avez-vous observé que plus une œuvre est vraie, plus elle a du style. Ce qui est étrange puisque le style n’est pas la vérité de l’apparence, et cependant, les têtes que je trouve les plus ressemblantes avec les têtes de n’importe qui que je rencontre dans la rue, sont les têtes les moins réalistes, les sculptures égyptiennes, chinoises ou grecques archaïques, ou chaldéennes . » Et plus loin, il [Giacometti] précise : « On appelle styles ces visions arrêtées dans le temps et dans l’espace. »
GIACOMETTI par Charles JULIET,
Editions F.HAZAN, 1985.
Texte de Charles JULIET sur GIACOMETTI repris sans les images chez P.O.L 1995.
Rédigé à 22:07 dans GIACOMETTI, P.O.L | Lien permanent | Commentaires (0)
Un texte inédit de Charles JULIET
pour ce onzième titre
de la collection Suite C.J.
[...]
Achevé d'imprimer le 21 décembre 2011.
Gaufrage original
sur la première decouverture toilée/cirée.
Misa à livre et réalisation par Anik Vinay,
Gigondas en Vaucluse, France.
Exemplaire 11/111
Un tel abîme séparait
son quotidien de ce rêve
qu'il portait en lui
Dans sa tête
c'était l'habituelle
effervescence...
Rédigé à 00:39 dans Atelier des Grames, Annik Vinay | Lien permanent | Commentaires (0)
LA RECHERCHE DE SOI EST UN LONG CHEMIN...
"Morale exigeante. Travail incessant. Alors que tant de choses chaque jour - en nous ou hors de nous - nous incitent à baisser les bras, nous détourner, choisir le retrait. Ne pas perdre de vue que je ne suis, que tu n'es que rarement à la hauteur de ce que nous désirerions être. Faire preuve de patience et de compréhension. Envers soi comme envers autrui. Et ne pas de laisser décourager par les échecs et les déconvenues. Ni par tout ce qui assombrit l'horizon. Pour ce faire, s'employer à se donner des fondations et à se construire. En vue d'être clair, robuste, résolu. Ainsi une têche qui ne peut avoir de fin. Qui implique en outre lucidité et courage. Soit le refus de toute illusion. De sorte que rien jamais ne puisse déraciner notre foi en l'homme. En l'humanité.
[...]
Et souvent tu es là quand j'écris. Avec ta fatigue , tes tourments, ton angoisse. Parfois ton désespoir. Et ces mots que je tire de ma nuit, je les trace à ton intention. Avec cet espoir qu'ils te rejoignent, te révèlent à toi-même, te donnent une plus claire conscience de ce que tu es et éprouves. Avec cet espoir qu'ils t'apaisent et te réconfortent. Qu'ils te soient parfois appui, nourriture, lumière.
Charles JULIET, Accueils, Journal IV - 1982-1988, P.O.L. Décembre 2011 (Réédition), p.198-199.
Photo de couverture : Sylva VILLEROT
Rédigé à 19:17 dans ACCUEILS, Actualité | Lien permanent | Commentaires (1)
Dans le PROGRAMME
Dimanche 13 novembre
11h30-12h15
Parcours d’écrivain
avec Charles Juliet et Gérard Mordillat
Animé par Bernard Magnier
Le premier vit en province, dans un retrait assumé, et paraît n’avoir d’autre vie que l’écriture et sa quête intérieure. Le second, plus tourné semble-t-il vers l’extérieur, multiplie les formes de réflexion sur l’écriture, passant du journalisme littéraire au roman, du cinéma au documentaire, de l’interrogation sociale à la rédaction des Evangiles. Entre eux, pourtant, on devine bien des points de rencontre, à commencer par ces grandes figures qui traversent leur oeuvre, de Beckett à Bram Van Velde ou d’Artaud à Jésus.
Rédigé à 22:20 dans Actualité, AGENDA ECLECTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0)
C’est le 26 octobre 2011 à minuit tapant que France 2 fêtera les 20 ans de l’un de ses magazines culturels emblématiques : Le cercle de minuit devenu Des mots de minuithttp://www.pluzz.fr/des-mots-de-minuit-2011-10-26-00h00.html .
Dans une émission de trois heures tournée à La gaité lyrique qui associera Laure Adler, Michel Field, Frédéric Mitterrand, le regretté Bernard Rapp, seront évoqués les grands moments de ce programme qui a réuni plusieurs milliers d’acteurs culturels connus et anonymes de tout bord et de toute discipline.
Seront également sur le plateau invités du jour et musiciens pour témoigner ou rythmer cette rencontre festive.
| MINUIT SONT PLUS BELLES QUE VOS JOURS – 20 ANS
A LA GAITE LYRIQUE |
| ADLER | Laure | |
| AGEORGES-SKINNER | Sandrine | abolitionniste |
| ARIAS | Alfredo | dramaturge |
| AUROUSSEAU | Nan | écrivain |
| BENGOLEA | Cecilia | chorégraphe |
| BILLETDOUX | Marie | écrivain |
| BONNAFE | Jacques | cinéma |
| BRAHIC | André | astrophysicien |
| BRUNI-TEDESCHI | Valeria | comédienne |
| CHAIGNAUD | François | chorégraphe |
| DECOUFLE | Philippe | chorégraphe |
| DEMAISON | François-Xavier | humoriste |
| DESPLECHIN | Marie | écrivain |
| FIELD | Michel | |
| FLEURY | Cynthia | philosophe |
| FONTAINE | Brigitte | chanteuse |
| GIRAUD | Brigitte | écrivain |
| HAÏM | Emmanuelle | chef d’orchestre |
| JULIET | Charles | écrivain |
| LABORIT | Emmanuelle | comédienne |
| LE CALLET | Blandine | écrivain |
| LI | Blanca | chorégraphe |
| MARDAM-BEY | Farouk | éditeur |
| MAXIMIN | Daniel | écrivain |
| MERZOUKI | Mourad | chorégraphe |
| CHAQIQ MILOUDA | |
comédienne |
| MITTERRAND | Frédéric | Ministre de la Culture |
| MOREL | François | humoriste |
| NAULLEAU | Eric | Journaliste, polémiste |
| NGUYEN | Anne | chorégraphe |
| NOSFELL | |
chanteur |
| ORSENNA | Erik | écrivain |
| PARRA | Angel | chanteur |
| PENNAC | Daniel | écrivain |
| PERRAULT | Dominique | architecte |
| RENUCCI | Robin | |
| ROMANES | Alexandre | Artiste de cirque |
| RUFUS | |
comédien |
| SANBAR | Elias | historien |
| TROUILLOT | Lyonel | écrivain |
| TUIL | Karine | écrivain |
| VILLEGIER | Jean-Marie | Metteur en scène théâtre |
| WIEVIORKA | Michel | sociologue |
DES MUSICIENS
Chorégraphie de BLANCA LI, extrait de son dernier spectacle « ELECTRO KIF »
Bernard LAVILLIER « Les aventures extraordinaires d’un billet de banque » Album « Saint Etienne »
Paul PERSONNE « Me myself and I » Album « A l’ouest » face B
LE CHOEUR DE SARTENE « Credo » Album Oratorio terra me
Judith CHEMLA « At the end of the landscape »
IMANY « You will knever know » Album The shape of a broken heart
NASSER « Come on » Nasser #4
Rédigé à 20:56 dans Actualité, MOTS DE MINUIT avec Phlippe LEFAIT | Lien permanent | Commentaires (0)
Bang Hai Ja
Chant de Lumière
29 septembre au 13 novembre
GALERIE GUILLAUME
32, rue de Penthièvre, Paris 8e
T.01.44.71.07.72 (Métro : Miromesnil)
galerieguillaume.com
Rédigé à 17:55 | Lien permanent | Commentaires (0)
3e salon Editions d’Art, livres d’artiste
37 stands d’éditeurs et d’artistes
Expositions : Bram Van Velde, estampes et lithographies
Delphine Brouchier, “Privautés” - installations
télécharger le programme : 11-plaquette-salon
télécharger le dossier de presse : dossier-de-presse
Rédigé à 22:27 dans Actualité, AGENDA ECLECTIQUE, Bram van Velde | Lien permanent | Commentaires (0)
L A C R I S E
Charles Juliet
En septembre 2008, venue des Etats-Unis, plus exactement de la ville de Cleveland, une crise financière, économique, sociale, a déferlé sur l’Europe. Par la suite, elle s’est étendue à d’autres pays. Jusqu’à devenir une crise planétaire. Des millions de gens en ont subi le contrecoup, soit qu’ils ont perdu leur travail, leur maison, soit qu’ils ont été complètement ruinés.
Wall Street avait dû reconnaître que vingt-et-une banques avaient monté cette arnaque dont il est résulté un épouvantable fiasco.
Ces banques avaient poussé de braves citoyens à acquérir leur maison. Elles leur consentaient des prêts qui paraissaient au premier abord avantageux, mais qui comportaient des intérêts progressifs. Après un certain temps, ces personnes ne parvenaient plus à effectuer leurs remboursements. Ils étaient alors jetés à la rue, on saisissait leur maison, et ils perdaient les sommes déjà versées. Ainsi des centaines de milliers de ces pauvres gens ont-ils été dépossédés de tout ce qu’ils avaient.
Enorme scandale qui, par un effet de boomerang, a conduit certaines banques à déposer leur bilan et à ruiner les clients qui avaient déposé là leurs économies.
Les prêts étaient proposés par les banques à des gens simples, parfois plus ou moins illettrés, incapables de lire un contrat, incapables de flairer le piège qui leur était tendu. A la vérité, ces contrats étaient conçus avec l’idée qu’ils devaient finir par ruiner ceux qui se laisseraient appâter. Cette vaste opération concoctée par des professionnels de la finance, d’une malhonnêteté criante, avait d’ailleurs été appuyée par des hommes politiques, par les autorités de la finance, par des hommes politiques, par les autorités de régulation, et même par des universitaires habilement stipendiés
Il y a cent ans, Dostoïevski avait noté dans Les frères Karamazov : « Si Dieu est mort, tout est permis ». Nous pouvons constater aujourd’hui qu’il avait vu juste. De nos jours, avec l’argent roi, ce qui règne, c’est la loi de la jungle. Individualisme forcené, compétition à outrance. Seule obsession : la recherche du profit, et à travers lui, la recherche du pouvoir et de la domination. Dans ces conditions, qui pourrait se préoccuper des intérêts des particuliers ? Parler de morale en certains milieux paraîtrait incongru.
Ces hommes haut placés qui transgressent les règles et les lois, on continue de s’adresser à eux comme s’ils étaient des personnes respectables, alors qu’ils ne sont ni plus ni moins que des tricheurs, des voyous.
L’impunité de ceux qui dominent, se sentent intouchables.
L’accélération de la vie, l’apparition des nouvelles techniques de communication, la possibilité de parcourir de longues distances en peu de temps, l’irruption de graves problèmes auxquels nous n’avions jamais été confrontés et que nous ne savons pas aborder…, tous ces facteurs ont provoqué des ruptures semblant avoir inauguré une nouvelle ère de la civilisation. Des pans entiers du passé ont disparu, et il nous faut maintenant apprendre à vivre dans un monde qu’il nous reste à apprivoiser. Comme d’autres, notre société a été ébranlée par cette succession de séismes qui ont fissuré les piliers sur lesquels elle était établie.
Des êtres fragiles, démunis, des jeunes exclus du savoir et de la consommation, se sentent perdus, redoutent de perdre pied. Des rancoeurs, des intolérances, des haines s’accumulent tandis que les avidités s’exacerbent, que la révolte gronde, est sur le point d’éclater.
Inévitablement la crise a gagné les cœurs et les consciences.
Que penser de cet homme qui, pour de fallacieuses raisons, ferme son usine pour en construire une autre à l’étranger sans se préoccuper du drame dans lequel il plonge des centaines d’ouvriers soudain privés de leur travail ? Que penser de cet homme ? N’est-il pas profondément méprisable ? Ne devrait-il pas être mis au ban de la société ?
Ces jours, on parle à la radio d’une usine qui dans quelques mois va fermer et mettre au chômage quelques trois mille cinq cents ouvriers.
La France est un pays riche. Elle se situe, je crois, au cinquième ou sixième rang des puissances industrielles. Mais les chômeurs sont maintenant plus de trois millions et le nombre des sans-abri ne cesse de croître. Notre société est inique. Les riches deviennent toujours plus riches, les pauvres toujours plus pauvres. Pour ceux qui n’ont pas les moyens de faire face, à la pauvreté succède bientôt la misère, puis la précarité, puis la déchéance. Chaque hiver, en France, trois ou quatre dizaines d’hommes et de femmes meurent de froid dans les rues de nos villes.
La crise est dans les cœurs et les consciences, et bien souvent, nous avons l’impression de vivre dans une société malade, une société qui se défait, se délite.
Barbarie au quotidien, scandales à répétition, corruption, acquis sociaux en régression, trafics d’influence, habitude prise par nos dirigeants de falsifier la réalité, de mentir systématiquement et avec cynisme… A force d’avoir été déçus et trompés, nous ne savons plus nous indigner, nous révolter. Toutefois, il faut se garder de céder à la désespérance. Ne pas perdre de vue que le plus grand nombre de nos compatriotes apportent honnêtement leur contribution à la bonne marche et au développement de la société. Savants, chercheurs, médecins, soignants, enseignants, ouvriers, artisans, fonctionnaires sans oublier les pêcheurs et les paysans à qui nous devons notre nourriture, tous travaillent avec le plus grand sérieux et la plus grande probité ! Là est le source qui réconforte et nous permet de garder confiance en l’avenir.
Une société est faite de la réunion des hommes et des femmes qui la constituent. Tel est l’homme, telle sera la société. Celle-ci ne changera que si l’homme entreprendra de se changer.
J’ai entendu à la radio qu’il faudrait moraliser le monde de la finance et de la politique. C’est évidemment une plaisanterie. Pourquoi les hauts responsables des finances et des grands groupes d’affaires, pourquoi les membres des oligarchies en place, pourquoi ceux qui mènent le monde voudraient-ils changer ? Ils sont les exploiteurs, ils sont les prédateurs. Il n’y a aucune raison qu’ils veuillent modifier une situation qu’ils ont façonnée et dont ils tirent de copieux avantages.
Preuve de ce que j’avance : la crise n’a nullement mis fin aux pratiques qui ont cours. Les banques et les traders continuent d’accumuler des bénéfices faramineux. Pour ma part, je ne vois pas comment les choses pourraient s’améliorer. Je pense même qu’elles ne devraient aller qu’en empirant Avec des riches toujours plus riches, des miséreux en toujours plus grand nombre.
Peut-être faudra-t-il que tout s’écroule pour que s’effectue un formidable retournement, pour que nos sociétés se construisent sur de nouvelles bases, qu’elles soient conduites par des hommes résolus à respecter certaines valeurs éthiques, consentant à admettre que la seule consommation ne peut donner un sens à la vie. Alors des forces vives pourront-elles peut-être supplanter les forces qui nous tirent vers le bas.
Charles Juliet a publié aux Editions P.O.L. une trentaine d’ouvrages, notamment un Journal en six tomes, plusieurs recueils de poèmes, ainsi que deux récits L’Année de l’éveil et Lambeaux, livres repris en Folio.
Rédigé à 19:47 dans Actualité, ARTICLE POUR JOURNAL | Lien permanent | Commentaires (0)
Charles JULIET en Lecture avec plusieurs autres amis de Marie MOREL
Lectures de textes extraits du catalogue par Charles JULIET, Christian LUX, Paul GREFFET,
Jean-François DUPONT, Martin LAQUET et Michel VANNET
Intermèdes musicaux interprétés par
le violoncelliste Jean-Philippe Guervain
Exposition du 2 Juillet au 18 Septembre 2011
Brey-de-Vent 01500 Ambérieux-en Bugey
Rédigé à 17:25 dans AGENDA ECLECTIQUE, Charles JULIET et ses Peintres, Marie MOREL | Lien permanent | Commentaires (0)
INVITATION // INVITATION // INVITATION
Inauguration du 5è Festival Itinérances Tsiganes - Les voyages, un autre usage du monde
La Maison des Passages, l’ARTAG-Centre social à l'unisson (association régionale des tsiganes et de leurs amis gadjé) et la Médiathèque du Bachut (Lyon 8è) sont heureux de vous inviter au lancement du 5è Festival Itinérances Tsiganes - Les voyages, un autre usage du monde le
Mardi 10 Mai à 18h30
autour du vernissage de l'exposition Balkans-Transit de Klavdij Sluban, en présence de l'artiste, Charles Juliet (écrivain), François Maspero (écrivain), Nadine Chopin (présidente de la Maison des Passages) et Franck Sicler (président de l'ARTAG).
PROGRAMMATION DU FESTIVAL Mardi 10 mai à 18h30 / Médiathèque du Bachut, Lyon 8è (2 place du 11 novembre 1918) Mercredi 11 mai à 19h30 / Maison des Passages, Lyon 5è (44 rue saint Georges)
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[du 03 Mai au 1er Juin 2011 - Lyon et agglomération]
Inauguration du 5è Festival Itinérances Tsiganes - Les voyages, un autre usage du monde
Vernissage de l'exposition Balkans-Transit de Klavdij Sluban en présence de l'artiste, Charles Juliet (écrivain) et François Maspero (écrivain)
[Exposition du mardi 3 au samedi 28 mai]
/ Entrée libre
Table ronde : Le "voyage" chez les Roms, les Sinti, les Gens du Voyage, les Travellers
Avec Christophe Robert (Délégué général Fondation Abbé Pierre); Tommaso Vitale (Sociologue) ; Martin Collins
(Directeur de Pavee Point, association de Travellers, Irlande) et Alain Reyniers (Anthropologue, Directeur des Etudes Tsiganes)
/ Entrée libre
Rédigé à 15:34 dans AGENDA ECLECTIQUE | Lien permanent | Commentaires (0)